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Publication d’un rapport d’étude sur l’impact négatif du bruit environnemental sur le sommeil des Franciliens
ORS Île-de-France

Bruit nocturne et troubles du sommeil en Île-de-France : étude sur l’impact des infrastructures

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L’étude Somnibruit, menée par l’ORS Île-de-France, Bruitparif et le centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu, révèle un lien significatif entre l’exposition au bruit nocturne et les troubles chroniques du sommeil en Île-de-France.

Les résultats obtenus montrent qu’en zone dense francilienne :

  • Le bruit routier est la source majeure de nuisance : près de 8 millions de personnes (75,7 % des Franciliens) sont exposés à des niveaux dépassant les 45 dB(A) recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, loin devant le bruit ferroviaire (11,6 %) ou aérien (9,8 %).
  • Environ 510 000 personnes sont concernées chaque année par un remboursement de médicaments pour troubles chroniques du sommeil.
  • Une augmentation du niveau de bruit nocturne est associée à une augmentation significative du remboursement de médicaments pour lutter contre l’insomnie, et ce, quelle que soit la source de bruit.
  • Chaque augmentation de 5 dB(A) du bruit nocturne accroît significativement le taux de patients traités, avec un impact plus marqué pour le bruit routier (+1,0 ‰) et récréatif (+0,8 ‰).

Les zones défavorisées et les quartiers animés (bars, terrasses) amplifient ces effets, soulignant l’urgence d’intégrer la réduction du bruit dans les politiques d’aménagement urbain.

L’étude préconise des mesures ciblées : isolation acoustique, réduction des vitesses et aménagement des espaces récréatifs nocturnes pour limiter les nuisances.

Télécharger le rapport d’enquête.

Revue RGRA