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Impacts du numérique sur la mobilité quotidienne
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Numérique et mobilité : des impacts contrastés selon les territoires

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Un récent rapport de l’IGEDD sur les impacts du numérique sur la mobilité quotidienne révèle que, malgré une couverture internet quasi généralisée, 31 % des adultes restent éloignés du numérique, ce qui limite leur accès aux solutions de mobilité dématérialisées.

Le télétravail, l’e-commerce et la télémédecine montrent des impacts nuancés :

  • Pratiqué par 18,8 % des salariés, le télétravail réduit les trajets domicile-travail mais allonge les distances pour ceux qui en bénéficient (28 km versus 14 km en moyenne).
  • L’e-commerce, avec 175,3 Md€ de CA, ne supprime pas les déplacements : 53 % des achats en ligne génèrent un déplacement (retrait en point relais, retour de colis).
  • La télémédecine ne représente que 2 % des actes médicaux, avec une utilisation inégale selon les territoires.

Dans les zones rurales et périurbaines, où la voiture domine (80 % des déplacements), le numérique peine à proposer des alternatives. Les transports à la demande (TAD) ne transportent que 4 millions de passagers/an et les applications (Waze, paiement dématérialisé) renforcent souvent la dépendance à la voiture.

La loi LOM (2019) et le règlement européen MMTIS imposent l’ouverture des données via le point d’accès national (PAN : transport.data.gouv.fr). Cependant, l’accès aux données privées reste limité et leur exploitation pose des questions de souveraineté et de protection des données.

Le rapport préconise :

  • aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) de maintenir des alternatives non numériques pour éviter d’exclure les publics fragiles, de développer le paiement direct par carte bancaire pour simplifier l’usage des réseaux et de renforcer l’interopérabilité entre les réseaux de transport ;
  • à l’État de pérenniser le PAN, de mobiliser l’IGN pour créer un « commun de la route » souverain partagé entre État et collectivités et d’accompagner les AOM les moins dotées en ingénierie numérique.

Consulter le rapport.

Revue RGRA