Dans un livre blanc intitulé « Agir en région pour le vivant », Régions de France dresse un état des lieux de l'action régionale en matière de préservation de la biodiversité et formule onze propositions pour renforcer ce rôle.
Les régions pilotent aujourd'hui les stratégies régionales de biodiversité, les parcs naturels régionaux (PNR), les réserves naturelles régionales et, depuis 2023, la gestion des sites Natura 2000 terrestres. Entre 2016 et 2025, elles ont engagé près de 2 Md€ sur fonds propres en faveur du vivant, soit une hausse de 43 %, complétés par 950 M€ de fonds européens programmés sur 2014-2027.
Malgré cette montée en puissance, les régions demeurent le seul échelon territorial sans ressource fiscale dédiée à la biodiversité, contrairement aux départements qui bénéficient de la taxe d'aménagement pour les espaces naturels sensibles. Le transfert de compétence Natura 2000, jugé inabouti, illustre ce déséquilibre : le besoin annuel est estimé à 90 M€ d'ici 2028-2034, contre 56 M€ actuellement mobilisés.
Compte tenu des enjeux liés à l'artificialisation des sols, à la pression sur les milieux naturels et aux exigences du règlement européen sur la restauration de la nature, Régions de France propose notamment de :
- finaliser la décentralisation de la compétence biodiversité ;
- affirmer le rôle de chef de file régional ;
- sécuriser les financements, notamment via une part affectée de la taxe de séjour ou de la taxe d'aménagement ;
- confier aux régions la gestion des espaces naturels sensibles et des réserves naturelles nationales ;
- simplifier les procédures de création et de révision des chartes de PNR ;
- transférer le pilotage du Fonds vert aux régions.
Le document recense par ailleurs des actions régionales exemplaires, de la cartographie IA des habitats en Occitanie au plan Arbres des Hauts-de-France.








