Selon le Service des données et études statistiques (SDES), en 2025, le secteur des transports en France reste le premier émetteur de gaz à effet de serre (GES), représentant 34 % des émissions nationales avec 124,9 Mt CO₂ eq, principalement imputables au transport routier (94 %).
Les voitures particulières, encore majoritairement diesel (48 %), génèrent à elles seules 53 % des émissions du secteur, suivies par les poids lourds (22 %). Malgré une légère baisse des émissions unitaires grâce aux progrès technologiques, l’augmentation du trafic (+42 % depuis 1990) et le vieillissement du parc automobile ont limité les gains environnementaux. Le transport aérien international, bien qu’exclu de l’inventaire national, voit ses émissions croître de 3 % en 2024.
La Stratégie nationale bas-carbone (SNBC3), publiée fin 2025, fixe des objectifs ambitieux : réduire les émissions à 117 Mt CO₂ eq/an d’ici 2028, puis 86 Mt CO₂ eq/an entre 2029 et 2033. Pour y parvenir, la France mise sur l’électrification du parc, l’arrêt des ventes de véhicules thermiques et une baisse globale de la demande de transport. L’empreinte carbone des déplacements, incluant fabrication des véhicules et infrastructures, atteint 139 Mt CO₂ eq en 2024, soit 25 % de l’empreinte nationale, avec 40 % d’émissions importées.
Le transport routier domine aussi la pollution atmosphérique, émettant 73 % du cuivre, 52 % du zinc et 32 % des oxydes d’azote (NOx). Par ailleurs, les infrastructures de transport occupent 1,7 million d’hectares (2,6 % du territoire), contribuant à l’artificialisation des sols et à la fragmentation des écosystèmes, responsable d’une mortalité animale sous-estimée.
Enfin, le bruit routier affecte 17 millions de Français exposés à plus de 55 dB(A) en journée, selon les cartes de bruit 2022. Ce phénomène aggrave les troubles du sommeil et les problèmes cardiovasculaires.








