Biodiversité : dégradation de l’état de conservation des habitats et des espèces remarquables
Selon la quatrième évaluation de la directive européenne Habitats, faune, flore (2019-2024), publiée en septembre 2026 par le SDES et PatriNat, 67 % des évaluations d’habitats et d’espèces d’intérêt communautaire sont défavorables, contre 64 % en 2013-2018. La part d’états favorables recule de 26 % à 22 %, et 39 % des évaluations signalent un déclin, contre 26 % auparavant. Quatre habitats sur cinq sont en état défavorable.
Les milieux littoraux, dunaires, aquatiques et humides figurent parmi les plus menacés, en particulier les estuaires, tourbières et landes humides des régions atlantique et continentale. Les pressions identifiées concernent directement le secteur : artificialisation des vallées, fragmentation des continuités écologiques par les ouvrages hydrauliques, urbanisation, ruissellement urbain. Les prairies de basse altitude sont aussi touchées. À l’inverse, les milieux forestiers et rocheux sont les mieux préservés, avec 31 % d’évaluations favorables pour les forêts.
Ces résultats alimenteront le projet de plan national de restauration de la nature, dont la transmission à la Commission européenne est prévue très prochainement. Le règlement européen de 2024 impose de couvrir par des mesures de restauration 30 % des habitats en mauvais état d’ici 2030, 60 % d’ici 2040 et 90 % d’ici 2050. Pour maîtres d’ouvrage et bureaux d’études, l’évitement des zones sensibles et la préservation des continuités écologiques devraient peser davantage dans les projets routiers et urbains.







