Le rapport d’activité 2025 de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afit France) révèle que l’Agence a consacré 1 134 M€ en autorisations d'engagement (AE) et 1 100,3 M€ en crédits de paiement (CP) aux infrastructures routières l'an dernier, en léger repli par rapport à 2024 (1 211 M€ d'AE et 1 368 M€ de CP). Ce recul s'inscrit dans un contexte budgétaire contraint : les dépenses d'intervention totales de l'Afit France, tous modes confondus, sont passées de 4 805 M€ à 4 185 M€ d'AE entre 2024 et 2025.
Le volet routier des contrats de plan État-Région (CPER) a considérablement reculé, avec 214,3 M€ d'AE contre 408 M€ un an plus tôt. À l'inverse, l'entretien et la régénération du réseau existant progressent en engagement (787,1 M€ d'AE, contre 745,7 M€), tout comme les opérations particulières – L2 à Marseille, Nouvelle route du littoral à La Réunion, Route Centre-Europe Atlantique (RCEA) – qui bondissent à 133 M€ d'AE (57,5 M€ en 2024). Les restes à payer routiers atteignent 2 602 M€ fin 2025.
Sur les deux dernières décennies (2005-2025), l'Afit France a engagé 21 738 M€ et payé 19 136 M€ pour la route, loin derrière le rail, dont les financements représentent désormais près du double de ceux de la route, alors que les deux modes étaient à parité en 2016-2017.
Un temps menacée de suppression début 2026 avant d'être maintenue par le Parlement, l'agence prépare désormais une loi-cadre pour structurer le financement des mobilités dans les années à venir.








