Selon le dernier bulletin de conjoncture de la FNTP, 2025 a démarré sous le signe de la constance pour les travaux publics, avec des niveaux d’activité et des prises de commandes comparables à ceux de 2024.
En janvier 2025, l’activité des travaux publics repart à la hausse avec une progression en volume de +2,2 % sur un mois et de +3,4 % comparé à janvier 2024 (qui avait été marqué par des intempéries). Les travaux réalisés en ce début d’année suivent ainsi la tendance 2024 sans accélération notable toutefois, à un an et demi des élections municipales.
Les prises de commandes augmentent nettement par rapport à janvier 2024 (+17,1 %) et restent à un niveau comparable à celui de décembre (+1,7 %). Comme pour l’activité, les marchés conclus s’inscrivent dans la lignée de 2024 (-0,9 % par rapport à la moyenne des douze mois 2024). Dans ce contexte, selon l’enquête INSEE/FNTP de janvier, l’opinion des chefs d’entreprises des travaux publics sur leurs carnets de commandes demeure au-dessus de son niveau moyen de longue période.
Les heures travaillées par les ouvriers permanents en janvier augmentent de +2,2 % par rapport à janvier 2024 et de +2,5 % sur les trois derniers mois comparés aux trois mois précédents, indiquant un début de redressement. L’intérim se stabilise à bas niveau et l'emploi ouvrier poursuit son recul au même rythme que l’an dernier (-1,9 % entre janvier 2025 et janvier 2024) et enregistre une baisse de près de 4 % par rapport à 2021.
Le secteur bénéficie de l’élan de 2024, mais les incertitudes demeurent prégnantes. Si la France est enfin parvenue à se doter d’un budget, celui-ci réduit les crédits consacrés aux infrastructures, au risque de pénaliser l’économie sur le long terme.