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Évaluation à la baisse des émissions des enrobés bitumineux
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Évaluation à la baisse des émissions des enrobés bitumineux

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Les émissions atmosphériques des chaussées en enrobés bitumineux seraient minimes, très localisées et plus de 250 fois inférieures aux estimations précédentes, selon une étude évaluée par les pairs menée par l’université de Californie à Riverside (UCR) et publiée dans ACS ES&T Air.

Les chercheurs, dirigés par David Cocker, ont combiné des essais en laboratoire, sur des échantillons représentatifs d’enrobé à chaud compacté soumis à des températures réalistes et à un rayonnement solaire complet, et des mesures réalisées sur des chaussées en service. Ils ont aussi évalué la formation d’aérosols organiques secondaires (AOS), des particules issues de la réaction atmosphérique des composés émis.

Principal enseignement : les émissions mesurées proviennent de la surface de la chaussée et non de la masse du matériau. Les travaux antérieurs, qui avaient conclu à des niveaux nettement plus élevés, reposaient en grande partie sur des mesures de laboratoire effectuées sur de petits échantillons non compactés, peu représentatifs d’une route réelle.

Les auteurs en concluent que l’enrobé en place ne devrait pas être considéré comme une source significative de précurseurs de smog urbain ni d’autres émissions chimiques atmosphériques, dans les conditions étudiées. Ces résultats offrent aux autorités, aux gestionnaires de réseaux et aux bureaux d’études une base scientifique plus solide pour évaluer l’impact des chaussées sur la qualité de l’air.

Accéder à l’étude.

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