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Traitement des sols : 70 ans d'innovation pour des infrastructures durables
Benoît DenizotPrésident - SPTF

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Le traitement des sols en techniques routières est à l’honneur de ce numéro de RGRA. Et c’est justifié, car il est ancré dans les pratiques du quotidien des travaux publics : peu de remblais ou de plateformes routières, ferroviaires ou d’aménagements sans traitement, tant cette technique améliore les performances du plus commun des matériaux de construction – les sols fins.

L’amélioration des propriétés géotechniques des sols par le traitement, quelle que soit la nature des sols considérés, est très largement reconnue par les praticiens, qui l’observent dans la réalisation des travaux : baisse de la plasticité, augmentation des performances mécaniques, réduction de la sensibilité au retrait-gonflement ou encore amélioration de la résistance aux cycles gel-dégel et à l’érosion.

On distingue deux niveaux de progression des performances :

  • une amélioration de court terme, essentiellement utilisée pour corriger les conditions de réalisation des travaux et dont on n’attend pas nécessairement une durabilité ;
  • une amélioration de court, moyen et long terme, exploitée pour optimiser la conception des ouvrages, dont on attend une durabilité maîtrisée.

C’est cette dernière qu’il convient de garantir pour généraliser l’usage du traitement des sols à des ouvrages, comme les barrages et les digues, pour lesquels la sécurité des usagers, des territoires et des populations sont des enjeux incontournables.

Fort d’une expérience acquise depuis plus de 70 ans, tous les acteurs (entreprises, établissements publics, ingénieries, producteurs de liants…) se mobilisent pour que la mise en œuvre des traitements réponde à des objectifs de résilience des infrastructures face au changement climatique, d’économie des ressources naturelles et de réduction des coûts des projets.

Leurs principales actions en cours concernent notamment :

  • la révision du guide technique Traitement des sols (GTS) ;
  • l’élargissement des usages des sols traités aux remblais hydrauliques ou de protection à l’érosion, par la validation de la durabilité dans les ouvrages existants (+ de 500 retours d’expérience consolidés) ;
  • le soutien aux guides et politiques de revalorisation des matériaux excédentaires (> 100 millions de tonnes/an) pour protéger les territoires et les populations.

L’ensemble de ces actions vient confirmer le leadership des acteurs français en matière de traitement des sols, ce qui constitue un différenciant dans la compétition mondiale et un vecteur de développement durable.

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