Le Commissariat général au développement durable (CGDD) publie une version actualisée de son étude « Mobilités : coûts externes et tarification des déplacements ». Ce travail met à jour la publication de 2020 et affine la méthodologie de calcul de la congestion et de l'insécurité routière.
L'étude confirme un déséquilibre marqué entre les coûts marginaux externes générés par la voiture en zone urbaine (pollution, bruit, insécurité et surtout congestion) et les prélèvements réellement acquittés par les automobilistes. En Île-de-France, une voiture diesel génère 23,4 c€ de coûts externes par passager-kilomètre, contre seulement 3,7 c€ de prélèvements. La congestion, externalité la plus difficile à mesurer, représente à elle seule près de la moitié de ce coût.
Le constat s'inverse sur les autoroutes concédées, où les péages (9,7 c€/pass-km) dépassent largement les coûts externes (4,8 c€/pass-km), contrairement au réseau routier hors concession, structurellement déficitaire. Pour le fret routier, les poids lourds génèrent 4 c€ de coûts externes par tonne-kilomètre pour 2,5 c€ de prélèvements, un déficit de couverture partagé par le fluvial et le ferroviaire, mais plus marqué pour la route.
Autre enseignement : les véhicules électriques affichent des coûts environnementaux jusqu'à 50 fois inférieurs à ceux des diesels sur les trajets courts, tandis que les modes guidés (métro, tramway, TGV) conservent des externalités nettement inférieures à celles de la route.








