L'activité des travaux publics reste dégradée en juillet 2026, selon le baromètre mensuel de la FNTP. Les travaux réalisés reculent de 7,2 % en volume sur un an, portant la baisse cumulée depuis janvier à 7,4 %, un niveau comparable à celui de 2022. Cette contraction s'accompagne désormais d'un repli en valeur (-3,3 % en cumul), la hausse des coûts de construction aggravant la baisse des volumes.
Le signal le plus préoccupant vient des prises de commandes : les marchés conclus chutent de 35,5 % sur un an en juillet, un niveau comparable au pic de la crise sanitaire. Le jugement des entreprises sur leurs carnets de commandes atteint son plus bas niveau depuis 2016. Cette contraction des prises de commandes fait craindre des mois difficiles pour le secteur du BTP.
L'emploi dans les travaux publics montre aussi des signes de faiblesse. Les effectifs ouvriers reculent de 2,1 % sur douze mois glissants, avec une accentuation à -3,0 % sur les trois derniers mois. Les heures travaillées chutent de 5,1 % sur un an, tirées par un fort recul de l'intérim (-14,5 %) et par la baisse des heures des ouvriers permanents (-3,0 %).
Côté prix, l'index TP01, qui mesure l'évolution des coûts de construction des travaux publics, progresse de 2,5 % sur douze mois glissants et de 4,2 % en cumul depuis janvier, selon l'Inse.
Alors que 2027 s'annonce déjà difficile pour le secteur, la FNTP alerte sur les nouvelles contraintes budgétaires envisagées pour les collectivités locales dans le prochain projet de loi de finances (PLF), qui pourraient fragiliser l'investissement local et prolonger les difficultés du secteur des travaux publics.








