Selon le dernier bulletin de conjoncture mensuel publié par la FNTP, le secteur des travaux publics affiche une stabilité précaire en janvier 2026. Malgré une activité comparable à celle de janvier 2025, les indicateurs révèlent des tensions structurelles, avec une baisse marquée des prises de commandes et un ajustement continu de l’emploi.
Les marchés conclus en janvier 2026 enregistrent un recul significatif de -11,7 % sur un mois et de -19,9 % sur un an. Sur douze mois glissants, la contraction atteint -13 %, confirmant une tendance baissière persistante depuis plusieurs trimestres. Cette situation réduit la visibilité des entreprises et menace l’activité future du secteur, d’autant que les perspectives pour le premier trimestre 2026 se dégradent.
L’emploi dans les TP subit un repli de -1,9 % sur un an, tandis que le volume d’heures travaillées par les ouvriers permanents et intérimaires diminue de -3,3 %. Les heures chômées pour intempéries ont bondi de 74 % en janvier 2026 par rapport à janvier 2025, aggravant les difficultés opérationnelles. Les heures intérimaires, particulièrement touchées, accusent une baisse de -15,6 % sur un an.
L’inflation des coûts de production reste limitée (+0,9 % en moyenne en 2025 selon l’index TP01), mais les tensions géopolitiques au Proche et Moyen-Orient pourraient exercer une pression sur les coûts énergétiques. Certaines dispositions de la loi de finances pour 2026 pourraient également influencer l’investissement public et la fiscalité des entreprises du secteur.
Malgré une activité encore résistante, la fragilité du secteur s’accentue. La baisse des commandes et l’ajustement de l’emploi laissent présager un possible basculement de l’activité dans les prochains mois. Les acteurs du secteur restent en alerte face à un contexte économique et politique incertain.








